SEXAGE des roséicollis grâce à la génétique

Publié le par Amicale des Oiseaux Exotiques de la Réunion

AUTOSEXAGE chez le ROSEICOLLIS


Rien de plus aléatoire que de vouloir sexer nos oiseaux ! Et s'en reporter au hasard est encore plus improbable !

Alors le mieux est de s'en référer à la génétique.


D'un couple de deux verts dont il naît des INO , des ISABELLES ou des CINNAMONS, entre autres, on peut dire à coup sur que ces trois catégories sont des FEMELLES. Quant au père, il est donc PORTEUR d'ino, d'isabelle ou de cinnamon, et cela servira pour de futurs accouplements.


D'un couple dont le mâle est INO, ISABELLE ou CINNAMON, et la femelle NORMALE VERTE, on est certain que les petits qui sortiront ino, isa ou cinn seront obligatoirement des Femelles, tandis que ceux qui naitront VERTS seront des mâles obligatoirement porteurs d'ino, d'isa ou de cinn.


Et d'un couple dont le mâle est INO et la femelle CINNAMON, ou l'inverse, tous les petits naissant VERTS seront des mâles porteurs d'INO et de CINNAMON, oiseaux fort intéressants pour obtenir par la suite des AILES EN DENTELLE.


Nous venons d'évoquer le sexage de petits à partir du patrimoine génétique des parents. Tous ces jeunes, mis en volière avec d'autres, vont nous permettre de sexer les autres presque de façon certaine.


Observons nos jeunes et suivons la Nature.

En effet, il est rarissime que deux mâles ou deux femelles se mettent en couple quand le nombre d'oiseaux permet un rapprochement entre un mâle et une femelle.

En prenant de l'âge, les jeunes identifiés comme mâles s'intéresseront naturellement aux jeunes femelles qu'il suffira de repérer et donc d'inscrire F au crayon sur votre cahier d'élevage en regard de leur description. On fera de même pour les jeunes femelles désignées comme telles par la génétiques et on repérera leurs éventuels fiancés comme mâles , sans trop de risque d'erreurs. Au bout de quelques séances d'observation attentive, on aura sexé un maximum d'oiseaux que l'on peut alors isoler pour sexer le reste. A condition de laisser avec eux deux ou trois mâles et femelles déjà sexés de façon certaine.


Mais le sexage le plus certain est de les laisser reproduire, et là on a un mâle et une femelle à coup sûr. Il en est de même pour vérifier que deux oiseaux sont porteurs de quelque chose : quand un petit mutant éclos parmi d'autres, alors les parents sont vraiment porteurs de cette mutation. Mais hélas! On ne peut être aussi affirmatif pour les frères et sœurs du mutant, et dire , sans risque d'erreur, qu'ils seraient porteurs de cette mutation. Affaire à suivre...

Publié dans Fiches techniques

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